lundi 21 mai 2012

Expérimentations / # 9



Cette neuvième expérimentation a pour objet de se questionner sur la couleur dans nos travaux.
Aussi bien sur le fond, la forme, les bords et contours, la typographie. Voir comment aller du monochrome au multichrome, du camaïeu au contraste, et créer de l'impact grâce à la couleur.




Dans un premier temps, j'ai joué sur les différentes profondeurs de champ de l'image en réutilisant des structures basiques avec l'ajout d'une seule couleur :


 
 




Dans un second temps, j'ai travaillé sur la manière dont la couleur peut révéler certains mouvements et les appuyer ou au contraire créer un verrou dans une image :
 
 
 
 





Enfin, dans un troisième et dernier temps j'ai expérimenté le jeu entre les pleins et les vides grâce à la couleur puis en cherchant à créer un fort impact visuel :



 


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Mise à jour du 4 Juin :


J'ai poursuivi mes expérimentations précédentes sur les couleurs et les structures en jouant entre le plein et le vide :




 




 

Par ailleurs, j'ai travaillé de nouvelles formes afin d'intégrer des chiffres dans mes compositions : 







 



lundi 14 mai 2012

Expérimentations / #8






Cette huitième expérimentation fait l'objet d'une étude sur la notion de gabarit à partir de l'affichette-programme du musée Tinguely de Bâle et de la déclinaison du squelette de cette page afin de réaliser une affiche présentant le travail de notre semestre en graphisme en vue d'une exposition dans la librairie "La Cabane". Il nous a également fallu choisir un des logos créé par les étudiants de seconde année Graphisme travaillant également un projet en lien avec la librairie "La Cabane".




Voici le document de départ :


Affiche du musée Tinguely, recto

Affiche du musée Tinguely, verso

Affiche du musée Tinguely une fois pliée, côté jaune

Affiche du musée Tinguely une fois pliée, côté vert









Tout d'abord, j'ai réalisé le gabarit du document de base sur lequel nous nous appuyons :



Gabarit de l'affiche du musée Tinguely, recto

Gabarit de l'affiche du musée Tinguely,verso








Ensuite, j'ai créé un document identique dans InDesign CS5 en respectant les cotes du document de base dans un premier temps, ainsi que le squelette du gabarit. En partie supérieure, j'ai remplacé les logos du musée par le logo créé par Amélie de Lataillade (2ème année Graphisme / ESAD Orléans) que j'ai colorisé d'une part en bleu (allant très légèrement vers le violet) et d'autre part en jaune (allant très légèrement vers le vert). J'ai choisi une couleur chaude et une couleur froide comme code couleur pour mon document tout en y intégrant une teinte très légère pour que l'harmonie entre les deux couleurs se fasse correctement. De ce fait, je trouve ce logo intéressant car une fois colorisé il est lisible de loin, il est simple, central et plutôt épuré, et la typographie qu'Amélie développe est en lien direct avec la feuille de papier pliée, concept que j'estime intéressant en ce qui concerne un logo pour une librairie.

Comme l'affiche initiale, j'ai intégré à la place des photos d'artistes exposés, des photos de mes travaux avec pour descriptif commun aux 8, la synthèse de ma démarche présente dans le texte de présentation que j'avais réalisé précédemment pour la brochure quatre pages pour une exposition.

Les colonnes suivantes sont remplies avec un descriptif de ma démarche et mon point de vue sur la création graphique. Ce descriptif est traduit dans les colonnes suivantes en anglais, allemand, espagnol, chinois et arabe.

En partie inférieure se trouve des extraits de mon blog, qui explicite ma démarche ou montre quel regard je porte sur le graphisme. Ces extraits sont alternés avec de grandes images au même format de structures régulières faisant parties de mes premières expérimentations. Le fait de placer une sorte de zoom de ces travaux à côté du texte crée un rythme intéressant et certains mouvements par le biais des formes emmènent l’œil du lecteur vers les éléments suivant ou laisse deviner certaines structures, hors champ ou non. L'avant-dernière colonne est consacrée à la créatrice du logo que j'ai utilisé.

L'en-tête contient le nom de l'exposition, le nom de l'exposant et la durée de l'exposition. Le bas de page contient des informations identiques avec en plus l'adresse de la librairie "La Cabane" ainsi qu'un lien vers mon blog pour des informations complémentaires. Éléments se retrouvant également dans l'en-tête du verso du document avec en plus le lien vers la librairie "La Cabane". Le verso du document est traité de manière très simple en utilisant un visuel très épuré, reprenant le code couleur utilisé pour les logos du document, en grand format. Le visuel présent au recto a été spécifiquement créé pour l'affiche.



























dimanche 13 mai 2012

Étude autour de l'ouvrage "Le Design graphique" d'Alain Weill - 2003






1) Quels sont les deux mouvements ou créateurs de deux époques différentes qui ont le plus à voir avec vos recherches, vos intérêts et vos ambitions ? Argumentez. Illustrez.



Mon travail s'oriente autour d'un jeu entre les formes et les contre formes ainsi que le mouvement que ces formes peuvent créer pour l’œil du spectateur mais toujours en utilisant des structures simples et des formes géométriques élémentaires. J'aime privilégier une économie de moyen et une simplicité visuelle plutôt que d'étouffer une image qui pourrait trop désorienter le spectateur. C'est cette simplicité et cette efficacité que je cherche à travailler et que j'essaye de transmettre dans mes travaux. J'aime également beaucoup jouer sur la notion de hors champ car cela me permet de dévoiler des structures sans qu'elles n'apparaissent ou de suggérer, de laisser deviner des éléments de l'image sans qu'ils ne soient présents. Cela peut apporter une dimension narrative à l'image ou l'affiche que je trouve intéressante.


Voilà pour quelles raisons ce sont les travaux de Kasimir Malévitch et d'Emil Ruder qui se rapprochent le plus de mes ambitions mais également de mes centres d'intérêt.



Kasimir Malévitch (1878-1935) est considéré comme le père du "Suprématisme", mouvement qui se développe à partir de 1915 en Russie avec des artistes tels qu'El Lissitzky, Ivan Kliun, Ivan Puni, Olga Rozanova.

J'aime énormément les travaux de Kasimir Malévitch parce qu'ils sont d'une grande simplicité, tant dans le choix des formes que des couleurs ou dans leur organisation dans la page. L'artiste se base sur l'aspect géométrique pur des formes et l'agencement entre entre elles pour créer du mouvement. Je trouve que le jeu entre le vide et le plein dans la page est très harmonieux et crée un vrai impact visuel pour que le spectateur soit accroché. J'aime également le fait que chaque élément  visible individuellement du groupe de formes auquel il est associé mais toujours dans des compositions très simples, pures que je trouve particulièrement efficaces.



Kasimir Malévitch, Réalisme d'un garçon et d'un sac à dos, 1915
Kasimir Malévitch, Eight Rectangles, 1915

Kasimir Malévitch, Carré noir sur fond blanc, 1913



Kasimir Malévitch, Triangle bleu et carré noir, 1915

Kasimir Malévitch, Autoportrait en deux dimensions, 1915




Le second créateur m'ayant vraiment interpellé est Emil Ruder (1914 - 1970). Ce typographe et affichiste suisse est à l'origine de ce que l'on appelle "Le Style Suisse" défini par l'utilisation de polices sans-sérif, et l'emploi d'une grille de composition, produisant une mise en page souvent  asymétrique.
Il travaille à l'époque (années 50 - 60) avec d'autres artistes tels que Joseph Muller Brockman et Armin Hofmann.

Je trouve les affiches d'Emil Ruder particulièrement géniales. Elles sont à la fois simples et très impactantes. Souvent sur fond noir elles révèlent à la fois un mouvement, un équilibre ou un déséquilibre, et une seule et même forme qui suffit à combler la page car la mise en page est très bien menée. Les couleurs choisies sont souvent neutres, ce qui permet de placer le jeu de formes au premier plan et je trouve cela particulièrement judicieux. Les formes utilisées sont élémentaires et occupe la majeur partie de l'affiche. 

Par ailleurs, l'utilisation qu'il fait de la typographie est remarquable car elle est placée comme le serait une forme. Ce jeu avec la typographie dévoile de nombreuses possibilités sur les formes et contre formes (soit de soutenir un titre ou au contraire d'orienter l’œil du spectateur vers un texte descriptif). Le jeu entre le plein et les vides crée un équilibre dans l'image et dans la page. Si je devais ne citer qu'un seul affichiste ou typographe, ce serait Emil Ruder.



Emil Ruder, Neue wirtshausschilder, 1962
Emil Ruder, Die gute Form, 1958
Emil Ruder, Seit langem bewährt, 1970
Emil Ruder, Glaskunst aus Murano, 1955



J'ai choisi ces deux créateurs car je les trouve proches de ce que je tend à développer dans mes travaux, que j'aime énormément leurs productions et je trouve leur approche encore éminemment contemporaine.




2) Quels sont les deux mouvements ou créateurs de deux époques différentes qui ont le moins à voir avec vos recherches, vos intérêts et vos ambitions ? Argumentez. Illustrez. 

 


Les travaux de Koloman Moser et de Michel Quarez ont le moins à voir avec ce que je tend à développer, mes ambitions mais également mes centres d'intérêt.




Les travaux de Koloman Moser (1868 - 1928) dit "Kolo" Moser est un artiste autrichien faisant partie de mouvement de la Sécession mené en Autriche, plus particulièrement à Vienne vers 1894. Ce mouvement prône un renouvellement de l'art en s'appuyant sur l'utilisation de la ligne courbe et de l'ornementation.

Je trouve, à titre personnel, que son travail ne se rapproche pas de ce que j'aime ni ne souhaite faire car il se situe plus dans le champ de l’ornementation et du motif décoratif. Les formes géométriques étouffent les titres des affiches dont les typographies relèvent plus d'un jeu sur la lettre et l'ornementation que d'une réelle lisibilité. Les mises en pages ne sont pas vraiment équilibrées ou harmonieuses, parfois décentrées sans raisons et les équilibres entre l'image représentée, les titres, et les couleurs dispersent et fatiguent l’œil. Il me semble que c'est le côté surchargé et dispersif de ces affiches qui me déplait. Vues de loin, rien ne se détache vraiment de l'affiche, l'ensemble me parait confus. Les couleurs utilisées n'apportent, à mes yeux, pas grand chose si ce n'est une lourdeur supplémentaire pour un rouge trop foncé ou trop criard ou un marron trop fade.


Koloman Moser, Sezession, 1900
Koloman Moser, Kleeblatt, 1898
Koloman Moser, Flächenschmuck, 1901






Michel Quarez est un affichiste français né en 1938 à Damas. Il a beaucoup travaillé pour des structures publiques (mairies, ministère de la Culture) mais aussi pour des organismes et des associations communistes. Après ses études en France, aux Beaux-Arts de Bordeaux puis à l'ENSAD, Quarez suivit l'enseignement de Henryk Tomaszewski (comme la plupart des graphistes de sa génération, Alain Le Quernec ou les membres de Grapus). 

Son travail s'éloigne de ma démarche par sa manière d'utiliser les couleurs bien que le travail plastique et l'engagement politique de ses affiches soit respectables et prends une place important dans son oeuvre. Je trouve les couleurs fluorescentes et vives bien trop agressives et fatigantes pour l’œil. Par ailleurs, je pense que l'utilisation de ces couleurs est voulu, pour créer un impact visuel important, mais à mon sens cela fait vite saturer le spectateur et ce n'est pas forcément nécessaire pour attirer l’œil. C'est cette fatigue visuelle que j'évite de produire. Par ailleurs, le côté inachevé ou enfantin de ses affiches me dérange vraiment et est renforcé par la typographie peinte à la main. Bien que le côté très coloré délivre une forte énergie visuelle, l'aspect incomplet des formes mises en place dessert, à mes yeux, l'impact recherché.



Michel Quarez, Festival Paris quartier d'été, 2009


Michel Quarez, Exposition au Stedelijk Museum, 2006


Michel Quarez, Exposition à la Bibliothèque Forney, 2009







3) Quel est votre point de vue sur l'organisation de l'ouvrage "Le design graphique" tant sur le contenu que sur la forme. Qualités et défauts. Argumentez. Illustrez.


Le Design graphique, Alain Weill, éd. Découvertes Gallimard, 2003




La couverture du livre illustre une reprise du travail de Lester Beall et de sa série pour la Rural Electrification, qui marque une rupture avec la création de ses prédécesseurs et amorce ce que sera le graphisme d'après-guerre. Je pense que c'est un bon choix non seulement pour les couleurs utilisées mais également l'impact visuel ainsi que le mouvement donné par le rouge en partie inférieure de l'image et les flèches pointant toutes les trois vers la maison qui est la clé de l'image. Une couverture simple et efficace que je trouve très attrayante.

Je ne trouve pas nécessaire par contre les idéogrammes des Viennois du mouvement de la Sécession sur la tranche du livre qui plus est est collé au titre de l'ouvrage.
L'ouvrage permet d'appréhender pleinement le design graphique, de ses prémices jusqu'au début de l'ère numérique. J'ai trouvé très intéressants les passages sur les débuts des magazines et sur les premiers photomontages. J'ai appris beaucoup de choses sur l'évolution des techniques de création. Le premier texte de Léon Paul Fargue résume parfaitement la direction qu'a pu prendre le design graphique utilisé à des fins publicitaires. Les documents supplémentaires (p.130 à 143) apportent vraiment un regard nouveau une fois que l'on a parcouru l'ouvrage. D'ailleurs, cet ouvrage met vraiment en avant l'aspect publicitaire du graphisme et du publicitaire ou du graphiste lui même et c'est passionnant.


Je trouve cela dommage qu'il y ait quelques erreurs tels qu'un en-tête passant du chapitre 3 au chapitre 4 puis revenant au chapitre 3 (p. 62 à 66) ou des erreurs d'orthographes dans les annexes (p.154) avec Hoffman, Arnim au lieu de Armin.
Par ailleurs, il est parfois compliqué de saisir le sens de certaines phrases tellement il y a de noms de mouvements, de créateurs et de dates qui se suivent. Mais c'est un aspect également intéressant parce que cela permet d'aller faire des recherches pour les noms qu'on ne connaissait pas auparavant et de découvrir de nombreux artistes.


La mise en page est diversifiée et permet au lecteur de ne pas s'ennuyer visuellement. L'appui des notions développées dans le texte par des visuels permet de voir directement les ruptures ou changements amorcés par les mouvements ou créateurs.




4) Proposer une liste comparable : "Début d'une bibliographie" sur le graphisme.

 

 

 

Liste d'ouvrages sur le graphisme :

 

Mise en page(s), etc : Manuel
Damien et Claire Gautier, éd. Pyramyd, 2010

 

Pour les plus intéressés cet ouvrage explore l'élaboration des grilles de composition suivant le type de document (magazine, brochure, affiche, flyer) en passant par l'utilisation des couleurs et des caractères jusqu'aux réglages typographiques fins tels que justification, alignement, césures. Des schémas commentés expliquent les termes techniques qu'il est indispensable d'avoir assimilé afin de maîtriser les règles de la composition.

 

 

 












 
 
Le Graphisme de 1890 à nos jours,
Richard Hollis, éd. Thames & Hudson, 2004

 

Ce livre donne un aperçu sur 234 pages de l'histoire du graphisme dans les différents mouvements et créateurs qui le compose jusqu'à nos jours ainsi que les nouveaux mouvements depuis 1990. Les propos de l'auteur, Richard Hollis, sont appuyés par plus de 800 reproductions.
Une référence pour les étudiants comme les professionnels.

 

 

 

 

 











 
 
1000 Affiches (de 1890 à nos jours),
  Cees W. de Jong, Alston W.Purvis, Martijn F. Le Coutre,
   éd. Hazan, 2010

 

Ce livre permet d'appréhender toute la diversité de la création graphique depuis plus d'un siècle et dans le monde entier. Beaucoup d'images de cet ouvrage sont inédites.

 

 

 

 

 

 

  











 
Anthologie du graphisme,


 

Cet ouvrage présente un panorama complet du graphisme, tant en théorie qu'en pratique sur la création de ces 80 dernières années. Entre hier et aujourd'hui, Anthologie du graphisme constitue une bible de l'art graphique, entre ouvrage de référence, recueil d'exemples et source d'inspiration.

mardi 8 mai 2012

Wolfgang Weingart / 1941 -


Wolfgang Weingart



 
Wolfgang Weingart est un typographe et graphiste allemand né en 1941, reconnu mondialement pour ses travaux sur les règles typographiques et les affiches, est considéré comme le père du "Style Suisse" également appelé "Nouvelle Vague" entre 1960 et 1980 (apogée de ce style).


Dans son travail, Weingart démontre sa maîtrise des règles typographiques et leur signification. Il essaye constamment de s'en affranchir et de créer un jeu avec les grilles de composition. Le graphiste mélange l'aptitude, l'apprentissage et l'efficacité visuelle.

Dans ses premières expériences, il créé des motifs abstraits basé sur des typographies simple, et pousse les limites de la création vers de nouvelles perspectives. Très vite se fonde une identité très personnelle dans ses travaux et il se démarque de ses prédécesseurs en érigeant de nouvelles règles de création graphique. Weingart montre que la lisibilité d'une affiche n'est pas nécessaire à son efficacité mais que c'est bien souvent la grille de gabarit ou de composition de la page utilisée qui permet de s'en affranchir.


Weingart est devenu professeur à Bâle en 1968 et propose une rupture radicale avec les principes de l'ordre, la clarté, la structure et le rythme donné par Emil Ruder. Weingart a estimé que la tradition de la typographie suisse a joué un rôle international important depuis les années cinquante jusqu'à la fin des années soixante, mais était devenu stérile et anonyme. Sa vision était de donner un nouveau souffle dans l'enseignement de la typographie en réexaminant les principes supposés de sa pratique. La seule façon pour Weingart de casser les règles de la typographie était de les connaître et d'en jouer. 

Il pousse les limites de la lisibilité et de la répétition de motifs, sur la base de ses propres expériences. Il a également acquis les compétences de la photolithographie, développer de nouveaux concepts, de masquage et de superposition de films, parfois même en utilisant une caméra pour fausser, agrandir ou flouter des éléments dans ses travaux.


Wolfgang Weingart a un approche très novatrice de la typographie et de la création artistique. Ses travaux et les concepts qu'il tend à développer sont en constantes évolution car toujours en avance sur son temps. On sent à travers ses œuvres qu'il prend plaisir à découvrir de nouvelles possibilités.
Ce graphiste et typographe est un exemple de la façon dont les connaissances classiques, l'expérimentation et l'imagination peuvent collaborer de façon créative. En brisant les règles traditionnelles de la typographie, Weingart développe de brillantes perspectives pour la création graphique dont le monde entier s'inspire encore aujourd'hui.